Une délégation de l’UNSA conduite par son secrétaire général, Alain Olive a été reçue jeudi 21 juin au ministère du Travail où lui a été présenté le projet de loi-cadre sur le service minimum dans les transports.
Comme les usagers, l’UNSA exige depuis longtemps une amélioration du service public des transports. Pour l’UNSA, cela passe prioritairement par une amélioration des réseaux et donc des investissements. Dans les causes de rupture de continuité du service public, les conflits sociaux sont marginaux et le nombre des jours de grève est en forte baisse.
Pour autant, l’UNSA considère comme légitime la recherche de toutes les solutions qui permettent de réduire la conflictualité dans les transports. Elle s’est engagée, dès 1997 à la RATP et en 2003 à la SNCF, dans des accords collectifs sur la prévention des conflits.
En 2006, elle a signé la Charte sur la prévisibilité du trafic.
L’UNSA regrette d’autant plus que le gouvernement ait préféré passer par la voie législative plutôt que par la voie conventionnelle pour aborder la question du « service minimum » ou « service garanti » en cas de grève.
Nous contestons particulièrement deux dispositions de ce texte : la première concerne la déclaration préalable avant le déclenchement d’une grève, la deuxième concerne la consultation prévue après huit jours de grève.
L’UNSA avertit solennellement le Gouvernement et les parlementaires que toute tentative d’introduire dans ce projet de loi-cadre l’usage de l’assignation ou de la réquisition des agents - qui aujourd’hui n’y figurent pas - serait considérée par l’UNSA comme une interdiction de fait du droit de grève et serait donc pour nous intolérable.
L’UNSA appelle l’ensemble de ses militants des transports à rester vigilants et mobilisés.
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